Dialogue et récit : l’accrétion de matière étrange
Le personnage ne regarde plus les bourgeons sur les arbres.
Il décide que cette saisonnalité l’énerve, car il y perçoit le déroulé mécanique d’une histoire naturelle sans surprise. Il lui paraît finalement beaucoup plus intéressant d’observer les trous noirs.
Dialogue et récit : les sentences
Un dieu t’abandonne, un autre te récupère.
Alors que ce proverbe d’origine japonaise s’affiche en défilement continu sur les murs de l’unique ville de cette planète très éloignée, la pluie s’interrompt.
Le personnage se dit ah mais oui ce temps est résolu je veux dire révolu c’est bon pour les grenouilles.
Dialogue et récit : clair de lune d’avril
Inscrire la saisonnalité dans le récit demande d’observer les phénomènes atmosphériques.
Regarder le temps qui passe ne suffit pas, car cela peut n’impliquer que la contemplation.
Or pour s’accomplir, l’action (cf action & événement) a besoin d’un ressort, une alternative, qu’elle trouve par exemple dans la pluie qui tombe : le personnage s’abrite sous un porche, entre dans un café parce qu’il n’a pas de parapluie.
La chaleur précoce du printemps : le personnage ôte son manteau et le porte sous son bras, il s’en fiche il porte une autre veste pour supporter les zones à l’ombre.
Mais la pluie revient et il remet son manteau.
Dialogue et récit : le blé en herbe
Le regard distant du premier personnage se porte en un point inconnu du second, aussi indifférent que le rien.
