L’attaque des singes (5)

Ici tous les mouvements sont donc à la verticale, même les plissements des montagnes, au nord, derrière la crète des hauts immeubles qui poussent vers leurs flancs et qui ont déjà déplacé à plusieurs dizaines de kilomètres l’épicentre de la ville, là où convergent des voies rapides entremêlées d’autoponts striant le tissu urbain d’un réseau anarchique, menant dans une course effrénée au désordre des quartiers d’en-bas.
Là dans le bourbier des rues, l’horizon est barré par les longues bandes de tissus suspendues au-dessus de la tête, oripeaux brodés de fils étincelants, or, noir, rouge, vert. Je marchais en regardant le sol et dans cette perspective les corps devinrent effrayants, les chairs s’affaissèrent sous le poids des larmes, sous le coup des chaînes frappant les épaules et les omoplates, déchirant les vêtements puis les peaux au son des tambours et des clameurs obsédantes qui s’élevaient d’ailleurs, on ne sait d’où.

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